séduisante après 50 ans !

   Franchir le cap de la cinquantaine est toujours une étape charnière dans la vie d’une femme. Les changements physiques hormonaux et métaboliques, comme les bouffées de chaleur, la prise de poids, le vieillissement cutané et autres désagréments, s’imposent. L’horloge biologique a sonné. Mais ces symptômes, qui ouvraient à l’époque de nos mères un nouveau chapitre de la vie d’une femme, ne sont plus une fatalité, et il existe aujourd’hui des solutions pour les prévenir, les limiter ou les éliminer, et ainsi passer ce cap en beauté…



Histoire d’un bouleversement naturel

__La ménopause, appelée aussi âge climatérique, est un processus physiologique normal qui marque la fin de la période féconde. L’arrêt de la fonction ovarienne et de la sécrétion des hormones féminines, les œstrogènes et la progestérone, entraîne ainsi une disparition des règles.

La ménopause se situe normalement entre 50 et 55 ans, caractérisée par l’extinction des fonctions ovariennes et la disparition totale de la menstruation. Cette étape influence la façon dont la plupart des femmes se sentent physiquement et émotionnellement. Elle ne débute pas au même âge et n’a pas les mêmes implications chez toutes les femmes. 

La ménopause est précédée d’une longue période de transition qui commence dès l’âge de 40 ans, au cours de laquelle apparaissent les premières modifications biologiques. Cette période de transition correspond à la pré-ménopause. Elle désigne la période pendant laquelle les fluctuations hormonales produisent des irrégularités menstruelles. Elle peut varier de quelques mois à plusieurs années; en général, elle dure 5 ans.

Passer le cap de la ménopause en beauté


Une alimentation équilibrée

__Le b.a.-ba : surveiller son assiette. Il est dorénavant clairement démontré que les phyto-œstrogènes, éléments issus du règne végétal, ont une action sur l’organisme beaucoup plus faible que celle des véritables hormones, mais cependant très bénéfiques et sans effets secondaires. Les phyto-œstrogènes ont la capacité d’agir dans le même sens que les œstrogènes, mais aussi contre eux ; ils peuvent donc augmenter ou réduire l’action des œstrogènes naturels à différents niveaux du corps, jouant ainsi un rôle régulateur tout au long de la vie. Consommer des aliments riches en phyto-œstrogènes est donc tout à fait profitable à la peau. On trouvera ces éléments dans le soja, les germes et le lait de soja, les graines de lin ; mais aussi plus proche de la culture culinaire orientale, les lentilles, les pois chiches, haricots secs et autres légumineuses. La consommation de céréales complètes et de fruits oléagineux, tels que noix et noisettes par exemple, s’avère très bénéfique pour maintenir une peau souple.


La beauté de l’intérieur : les compléments alimentaires

__Dans certains cas, il peut être utile d’apporter à l’organisme un supplément en acides gras essentiels ou en vitamines utiles à la revitalisation cutanée, en périodes de fatigue, de convalescence, de régime alimentaire carencé ou inadapté par exemple, ou aux changements de saison lorsque le corps doit s’adapter à de nouveaux rythmes. Il est possible d’alterner différents types de produits, en cure, aux différents moments de l’année. Cependant, en aucun cas, ces compléments alimentaires ne sauraient se substituer à une alimentation variée et complète ; ils sont simplement un petit coup de pouce à l’organisme pour l’aider à se maintenir en bon état.


Des soins à fleur de peau

__Nous naissons tous avec une peau aux caractéristiques différentes : plus ou moins fine, plus ou moins claire, plutôt sèche ou plutôt grasse. Chaque peau, en fonction de ses caractéristiques, est donc plus ou moins armée pour lutter contre les méfaits de la ménopause. Avec le temps, la peau s’affine et se fragilise. Elle peut perdre jusqu’à 40 % de son épaisseur. Avec les changements hormonaux, on ne reconnait plus sa peau, elle est devenue soit très sèche, soit trop grasse. Normal, lorsque la ménopause survient, le fonctionnement de la peau change. Le processus du renouvellement cellulaire se ralentit. Limiter les effets du temps sur le visage est maintenant possible et même facile. La chirurgie esthétique n’est plus la seule réponse pour gagner quelques années. Aujourd’hui, des gestes simples, des crèmes et certaines méthodes permettent aux femmes de conserver toute leur féminité et leur fraîcheur.

__Tout d’abord, il faut savoir que le vieillissement de la peau n’attend pas la ménopause. Il débute progressivement avec l’avancée en âge, mais aussi avec l’exposition aux rayonnements solaires, à la pollution, au tabagisme, etc. La pollution, l’exposition exagérée au soleil constituent autant de facteurs d’agression pour la peau. Les rayons UV peuvent atteindre le derme profond où ils altèrent les fibres élastiques, provoquant rides et ridules. La protection anti-UV est donc une nécessité absolue, quelle que soit la saison, car les UVA nous envahissent en permanence.

__Au moment de la ménopause, à ces facteurs de risque du vieillissement de la peau, se superpose l’arrêt de la production des hormones œstrogènes. La peau se relâche, perd de sa souplesse et se déshydrate. Des taches brunes apparaissent et les rides se creusent. Mais le manque d’œstrogènes s’accompagne également d’une hyperandrogénie, c’est-à-dire d’un excès d’hormones mâles : les androgènes. Ce phénomène tend à accentuer la pilosité, à réduire la pousse des cheveux, augmenter leur chute et modifier la silhouette. Cette modification hormonale peut également favoriser une production accrue de sébum au niveau de la peau et des cheveux.

__Les femmes de 50 ans et plus n’exigent plus des soins qui hydratent la peau, préviennent le vieillissement, luttent contre les radicaux libres. Elles veulent des soins qui compensent les déficiences de la peau, boostent son système de défense et stimulent la croissance de ses cellules. Nous savons qu’à la ménopause, le tissu de soutien de la peau, dans lequel sont stockés les facteurs de croissance, s’appauvrit, ce qui entraîne une perte de densité de la peau. Stimuler les facteurs de croissance et renforcer le tissu de soutien de la peau deviennent donc des enjeux majeurs de la cosmétique pour les femmes de 50 ans et plus. Avec l’âge, certaines zones du visage sont plus touchées que les autre : les pommettes s’estompent, l’ovale est moins net et le cou se détend. Il est donc nécessaire de redonner au visage ses proportions. Les avancées de la recherche scientifique ont permis de mettre au point des soins qui reconstruisent les couches de la peau pour des pommettes modelées, un cou affiné et un ovale ajusté grâce à la reconstruction cellulaire et à des actifs qui stimulent les facteurs de croissance des cellules majoritaires de la peau: kératinocytes et fibroblastes. En effet, pour reconstruire une peau complète, il est important que les différents compartiments de la peau communiquent bien. Les facteurs de croissance, qui sont des facteurs de communication cellulaire, permettent donc de favoriser une meilleure reconstruction des tissus.


De beaux cheveux

__La ménopause provoque également la chute intempestive des cheveux. Comme le corps ne fabrique plus suffisamment d’hormones féminines, le cheveu s’affine, perd sa force et sa densité. Le traitement est simple : les hormones féminines de substitution, traitement classique de la ménopause, devraient remettre les pendules à l’heure. Une cure de fer et de calcium complétera ce traitement. Si l’alopécie est vraiment visible, il faudra songer à des traitements externes afin de consolider les bulbes et renforcer la chevelure. Sans oublier les capsules à base de gélatine afin de renforcer et épaissir les cheveux existants. Les résultats se verront au bout de trois mois de traitement. Pour éviter la chute des cheveux : se laver les cheveux 2 à 3 fois par semaine pour débarrasser le cuir chevelu des résidus de pollution, de fumée et de poussière, masser du bout des doigts le cuir chevelu pour favoriser la circulation sanguine et éviter le sèche-cheveux. Et, bien sûr, l’équilibre alimentaire. Certains cheveux, au lieu de tomber, poussent de plus en plus fins, ce qui fait perdre à la chevelure son volume. La cause de ce cas est la trop grande réceptivité aux hormones masculines que chaque femme produit en quantité infime. Les bulbes sont trop stimulés, ce qui épuise le cheveu qui pousse de plus en plus fin et de plus en plus rare ! De plus, si la ménopause s'en mêle, l’état de la chevelure risque d’empirer davantage.




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