les mouvements sensuels

 les mouvements sensuels de la danse orientale 

Qu’est-ce qui me retient de me lancer ! ? 

__Si vous hésitez encore, je connais quelqu’un qui va finir de vous convaincre : Andréa Fahed. Elle a été piquée par le virus de la danse orientale à l’âge de 16 ans. Son papa, Sami, lui avait insufflé sa passion pour la culture orientale, lui communiquant son amour pour les incontournables Fairouz et Oum Koulthoum... lui apprenant à apprécier la vibrante nostalgie de ces mélodies intemporelles. Elle décide alors d’ouvrir plus grand la porte que son père avait entre-ouverte, après avoir vu le film : Whatever Lola wants. Faisant fi des tabous et des préjugés, cette jeune indomptable ne se laisse pas démonter par les clichés et les qu’en dira-t-on; elle se met à la recherche du cours de danse idéal, celui qui lui permettra de danser comme on respire, celui qui procure de la joie et une pleine sensation de liberté… 

__Elle multiplie alors les cours de danse en tout genre, la danse orientale bien sûr, mais également des cours de hip- hop, de ballet jazz après être passée par la case ballet classique ; elle s’est essayée à la salsa, et même à la danse indienne, avec la Indian Classical dance et la Bollywood dance ! 

__Le point commun entre toutes ces disciplines pour Andréa, c’est qu’on y vient pour apprendre à danser, mais qu’on réalise, qu’en réalité, on y apprend à être soi. 

__La danse orientale a la mauvaise réputation d’être vulgaire, se plaint Andréa; elle est associée à l’image péjorative de la "re2assa" ; il faut la réhabiliter. Saviez- vous qu’à l’origine, cette danse était un rituel spirituel qui célébrait la fertilité des femmes; leur capacité à porter la vie dans leur ventre et à enfanter ? Les mouvements et les ondulations de cette danse étant en soi une sorte de préparation à l’accouchement. 

__Si vous aviez encore quelques réticences, voilà quelques bonnes raisons de vous déhancher devant votre miroir, ou ailleurs… 

Le bien-être physique 

__La pratique de la danse orientale permet de se reconnecter avec le corps qui est travaillé par fragments. On lui donne de l’amplitude, on le tonifie. On active sa circulation sanguine. On travaille sa flexibilité, la souplesse des articulations.

C’est le meilleur moyen de redessiner sa silhouette tout en acceptant ses rondeurs, en les intégrant… Enfin, on dépense des calories sans jamais oublier de sourire !

Le bien- être psychologique

__"Un esprit sain, dans un corps sain" ; cet adage n’est plus à prouver…

Nul doute alors que la danse orientale nous offre cet espace de liberté où corps et esprit se réconcilient, parce que le stress est évacué. On gagne en confiance en soi, parce qu’on se met à l’écoute de son corps. On se sent vibrant, vivant ; le corps, quelles que soient ses formes, est mis en avant, on se sent belle et sensuelle au fil des cours, quand les gestes deviennent plus harmonieux dans un corps qu’on a apprivoisé et qu’on s’est réapproprié.

Perpétuer la tradition

__Et puis, il y a ce sentiment d’appartenance… celui de reproduire des gestes si savamment exécutés par nos mères. Celui de prolonger cette tradition teintée de sensualité. Perçue comme exotique par les étrangers, la danse orientale doit retrouver ses lettres de noblesse, comme un savoir-faire bien de chez nous, présent dans nos gènes et transmis comme un patrimoine culturel qu’il faut préserver…

__Andréa reconnait tous les bénéfices de cette discipline et a tenté de les transmettre à son entourage. Aux adhérentes du Belly Danse Club de l’AUB duquel elle a été la deuxième présidente, mais aussi aux amies jeunes et moins jeunes qui sont devenues ses élèves… Elle les a vues, ces femmes, passer du t-shirt ample, au crop top, quand elles avaient réussi à dépasser leurs complexes et avaient à coeur de se laisser porter par la musique, par le rythme et par le sentiment de liberté que leur combinaison peut procurer. Il faut apprendre à écouter son corps en même temps que la musique… c’est de cette combinaison que nait l’harmonie et disparait le vulgaire. Savoir surtout qu’on ne danse pas pour impressionner la galerie, mais bien pour éprouver de la joie à se sentir libre.

 


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